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Déchets naturels ou déchets humains ?

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Textuellement, la notion de déchet est ce qui reste après usage. Si cette notion a énormément évolué au fil des siècles, c’est probablement parce que le déchet est un « instrument » capable de mettre l’homme face à ses contradictions, son irresponsabilité, son ignorance ou au contraire face à sa volonté de tenir compte des impacts de son mode de vie sur l’environnement.

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Les définitions du mot déchet sont les reflets des préoccupations sociétales et du degré de conscience des enjeux environnementaux.

A la préhistoire, les hommes laissaient derrière eux leurs déchets. Ces derniers étant constitués de restes de nourriture, d’os, de peaux, de bois, ils pouvaient se décomposer selon un cycle naturel.
Le cycle naturel est le processus au cours duquel divers éléments circulent continuellement sous diverses formes. Parmi les cycles naturels, on trouve ceux des éléments nutritifs comme le cycle du carbone, de l’azote ou du phosphore ou encore celui de l’eau. La problématique des déchets est née en même temps que les villes. La concentration humaine entrainant une augmentation de la production de déchets sur une surface réduite, commençait à rendre délicate, voire impossible, la simple « disparition » de ces derniers selon le cycle naturel.

La problématique est devenue différente, au fil des inventions humaines et son lot d’objets de plus en plus sophistiqués. Ces derniers sortaient de ce que le cycle naturel était capable de retraiter, voire ils pouvaient constituer au fil de leur dégradation dans un milieu naturel un danger pour ce dernier.

La nature (faune et flore) est la seule à produire des déchets qu’elle sait totalement recycler et qui lui sont nécessaires. Les feuilles de l’arbre, en sont l’exemple le plus simple et le plus facilement observable. Tombées en automne puis décomposées, elles conduiront à la formation d’une matière organique (humus), riche en éléments nutritifs et essentielle pour la survie de l’arbre, sans oublier tout l’intérêt pour le maintien des plantes parasites, des animaux et des bactéries qui se nourriront entre temps de ces végétaux.
A contrario, l’homme fabrique des objets, parfois en grand nombre, que le cycle naturel ne sait pas décomposer ou sur des laps de temps si étendus voire si inconnus que l’idée de l’accumulation de ces déchets devient une problématique parfois dramatique.
Tous les produits fabriqués par l’homme ont un impact environnemental pendant l’ensemble de leur cycle de vie. Certains produits étant capables de générer beaucoup plus de nuisances que d’autres. Le cycle de vie d’un produit est caractérisé par 4 phases : son lancement, sa croissance, sa maturité, son déclin. Les impacts environnementaux s’additionnent depuis l’extraction des matières premières nécessaires à la fabrication de ce produit, jusqu’à l’ensemble des procédés de fabrication, de transport, de consommation et finalement de destruction ou de recyclage.

Tout ceci conduit à prendre conscience du « comportement d’un déchet » (Ademe). C’est-à-dire de la manière dont un déchet va réagir ou évoluer sous l’influence de contraintes extérieures et des effets positifs ou négatifs qui résulteront de la mise en contact des constituants rejetés par un déchet avec les différents milieux environnants vivants (faune, flore, micro-organismes) ou non (eau, sol, air).